Q 28: Peut-on considérer la microfinance comme une activité concurentielle ou complémentaire des banques ,pourquoi ?

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Q 28: Peut-on considérer la microfinance comme une activité concurentielle ou complémentaire des banques ,pourquoi ?

Message par COLIN OLIVIER le Lun 1 Fév - 11:53

Q 28 : Peut-on considérer la microfinance comme une activité concurrentielle ou complémentaire des banques, pourquoi ?
La microfinance désigne l’offre de produits et services financiers aux populations pauvres, exclues des systèmes financiers traditionnels. C’est le professeur Yunus, prix Nobel de la paix en 2006 qui popularise au niveau international la microfinance, à partir de la fin des années 1970, début des années 1980. La microfinance est depuis longtemps reconnue comme un outil indispensable dans la lutte contre la pauvreté. 2005 avait ainsi été désignée année internationale du micro-crédit par les Nations Unies. La microfinance est aussi un instrument de promotion de l’inclusion sociale et financière. Dans sa stratégie d’ouverture financière à tous, le Programme d’Action d’Addis-Abeba, document adopté lors de la troisième Conférence internationale sur le financement du développement en 2015, engage les Etats à soutenir les IMF. La microfinance est ainsi considérée comme l’un des outils primordiaux pour l’atteinte des Objectifs pour le Développement Durable (ODD).
I- Relations de nature complémentaire : partenariats développés entre les deux secteurs (voie indirecte). Notamment lors de la phase de consolidation des IMF
• Les banques s’appuient sur les IMF : but des banques étant d’étendre leur activité dans les zones à bas revenus, zone rurales notamment .Et les IMF s’appuient sur les banques : but des IMF étant de se développer, se renforcer institutionnellement et technologiquement ; ex : Afrique subsaharienne : dans ce secteurs les IMF sont en quête de viabilité et de maturité
-1/Le partenariat institutionnel : parrainage, subventionnement,
apport d'expertise. La banque reconnue comme supporter de la MF sans exposer son image de marque.

-2/Le partenariat technique : prestation de services de la banque au profit de l'IMF (formation, audit, contrôle, infrastructures).

-3/Le partenariat financier : placement de l'excédent d'épargne des IMF en banque ou partenariat de refinancement
II- Relation de nature concurrentielle : interpénétrations directs entre les deux secteurs (voie directe). Notamment lors de la phase terminale de développement des IMF
• le « downscaling » : La banque trouve dans ce secteur des opportunités de marché dont elle désire s’accaparer en dépit de la concurrence qui peut en découler avec les institutions de microfinance en place. Descente en gamme de clientèle dans le but d’atteindre une niche de clientèle à revenus plus faibles. Ex : Amérique latine (29% des fonds alloués aux micro-entrepreneurs fournis par les banques commerciales)
-1/ création d'une unité interne spécialisée en microfinance
avantages : sa mise en œuvre ne nécessite pas la sollicitation d'un agrément + coûts de mise en œuvre faibles
inconvénients :besoin de personnel qualifié en MF, tensions interpersonnelles, absence de gouvernance.

-2/Création d'une filiale financière spécialisée en MF
avantages : gouvernance distincte + moins de risque pour la réputation pour la banque.
inconvénients : demande d'agrément auprès des autorités bancaires locales=exigence de fonds propres.

-3/Création d'une société de services en MF
• le « upscaling » : Les IMF ciblent des clients « haut de gamme » qui, auparavant, étaient exclusivement servis par les banques et autres intermédiaires financiers classiques.

En suivant l’évolution de la relation entre les deux secteurs dans les zones où la microfinance a atteint son stade final de développement (Amérique latine, Asie..), on peut remarquer que les relations entre les deux secteurs s’amorcent sur une base de complémentarité pour atterrir sur des rapports de concurrence. Ce caractère se justifie par le fait que la nature de leur relation varie en fonction du degré de maturité du secteur de la microfinance, quoique chaque pays ait ses spécificités, et aussi en fonction des spécificités de chaque système financier. La croissance d’une institution de microfinance suit un processus en quatre phases : la phase de démarrage, d’expansion, de consolidation et d’intégration. Il serait intéressant d'analyser le poids des institutions de microfinance sur le territoire français, voir européen afin de déterminer l'impact qu'elles peuvent avoir sur les organismes de Crédit sur notre zone géographique.


COLIN OLIVIER

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